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11.12.2006

Théorie du KO

Il existe peut-être un jour dans sa vie, où l’on signe, sans le savoir…


Avec cette énième clope allumée si douce sur ce petit cubain serré ce soir,
Avec ce oui enflammé au bras d’un grand Latin, belle bouche, yeux noirs,
Avec cette petite feuille dispensée, si rose et cet air de satisfaction si fier,
Avec ce voyage réservé, si loin, dans l’espoir d’oublier hier…
Il existe peut-être un jour dans sa vie, où l’on signe, sans le savoir,
Son arrêt de mort.

 

Pas très gai tout ça… ce con d’Hector accompagné de son chat cacochyme se font une fêle dans ma poitrine et un concerto très privé aux tréfonds de ma boîte crânienne… temps d’aller râler aux confins de mon pieu, la prochaine fois je vous parle de théorie du ciao.

Commentaires

Avec la promesse de retrouvailles prochaines,
D'un cubain bien serré sur un sofa rouge sang,
D'un froid de canard dans un nid de caille,
Du plaisir inconditionnel de certaines discussions,
D'une surprise totale pour une mere adorable,
Il est des jours où l'on singe, en le sachant, la mort et ses contrats...
A bientot, tres chere...

Ecrit par : iOun | 11.12.2006

Slanka, tu n'arrêtes jamais de m'étonner par ta prouesse poétique. Je signerais volontiers si tu pouvais m'en filer juste une fraction.

Ecrit par : joye | 11.12.2006

Avec ce petit tour en galerie marchande, un froid lundi soir de décembre...
http://uncafeclavier.hautetfort.com/archive/2006/12/11/lundi-soir.html
Heureusement, Samarine ne signa pas!

J'ai hâte, monsieur le professeur, que vous veniez doctement singer la mort avec moi :)

Joye, il y a chez toi des prouesses, linguistiques en premier lieu, qui valent bien mes petites bluettes plus ou moins poétiques! :
http://www.zinc-zinc.com/webzine/index.php?2006/12/09/170-mon-petit-doigt-me-l-a-dit

Ecrit par : Slanka | 11.12.2006

Je t'embrasse, Slankita !!!

Ecrit par : joye | 12.12.2006

Certes aucun rapport avec ta note, quoique...

C’est l’histoire de 11 marins-pompiers à Marseille, et de Stéphanie, une gamine de 15 ans par eux violée et prostituée qui s’est suicidée.
Deux autres mineures ont été également participantes.

Le jugement d’aujourd’hui les a tous relaxés, sauf un condamné à 3 ans.

http://enterrementdelalune.free.fr/

Aller lire cette ignominie, et dire un mot pour la mère et le jeune frère ?

PS : La mère de la victime “principale” (dixit les journaux), avait déjà subi un homme, le mari ... :

Ces mains sont sur moi, telles des pieuvres hideuses et carnassières. Elles m’attrapent les cheveux et les tire en arrière. Mes yeux se ferment et je ressens la douleur de la gifle avant même que celle-ci ne m’atteigne. Ma joue prend feu, mon œil se durcit et la décharge que je reçois dans la tête m’assourdit un moment. Le bourdonnement ne s’arrêtera plus tant qu’il continuera à frapper. Je l’entends crier au-dessus de moi et sa bouche vomit les insultes sur mon corps et me recouvre comme le tas de fumier au milieu d’un champ. Mais c’est lui qui sent mauvais, il est mauvais. Il me fait mal et je ne peux rien faire pour l’en empêcher. Lorsque ses poings touchent mon ventre, mes seins, mes bras, je me plie en deux pour me protéger. Mon dos sera la dernière carapace qui me protègera de ses coups. Alors, lorsqu’il me sent trop hors d’atteinte, il accroche mes vêtements et me secoue dans tous les sens, comme un drap qu’il faut déplier. Pour ne pas lui livrer le peu de moi qu’il n’a pas encore touché, je me redresse et m’agrippe aux murs, aux portes, aux chaises, là où mes mains, aveugles, peuvent trouver appui. Mes yeux restent fermés pour ne pas voir, ma bouche se tait pour ne pas réveiller les enfants, mes oreilles mutilent ses paroles pour qu’elles n’empoisonnent pas ma pensée. Je ne dois pas me noyer, être engloutie dans sa haine et sa folie. Je tombe encore une fois, je me redresse et tombe encore, il me suit dans toute la maison, me frappe avec tout ce qui se trouve à portée de ses mains, il hurle, vocifère. Sa voix c’est le diable qui me pourchasse et m’anéantie, ses muscles sont ses armes qui me mutilent et me tuent lentement. Il m’acculera dans un coin du salon à coups de pieds. Je serai piétinée, lacérée, griffée, arrachée de ma chair et de ma dignité, je ne serai qu’une proie prise au piège et soumise à sa colère. Mes mains seront épuisées et tremblantes, mes yeux exorbités, mes jambes traumatisées, mon cœur brisé, mon âme souillée et abandonnée, et ma peine immense. Lorsque tout cela se termine sur le coup le plus brutal et en fait celui où il croit m’avoir fait vraiment mal, je m’aperçois que je ne souffre plus. Mon corps est tellement brûlant, mon cerveau en ébullition, que la douleur n’existe pas, du moins physiquement. Ce qui fait mal, c’est de se voir ainsi, recroquevillée dans un coin du salon, les vêtements en lambeaux, la maison sans dessus dessous, le goût du sang dans la bouche. Je suis essoufflée, vidée, sans force parce que j’ai subi la bête. La douleur vient plus tard, le soir ou le lendemain, lorsque les bleus et les contusions apparaissent, que le traumatisme crânien vous tourne la tête mais que vous ne pouvez pas aller à l’hôpital, que le moindre mouvement vous tire une douleur dans les articulations parce qu’il vous a secouée comme une marionnette. Et lorsque les semaines passent et que la douleur des coups disparaît, il vous en reste une autre à guérir, celle qui dure le plus longtemps et dont le combat est bien plus difficile que celui livré face à la bête … c’est de redevenir quelqu’un parce que vous n’êtes plus rien, même pas un animal parce que même ça, il vous l’a pris et l’a brisé.

Ecrit par : richard | 13.12.2006

bella ciao

Ecrit par : yoyostereo™ | 13.12.2006

> So do I, dear Joye!

> Richard, Mazette, ben dis donc, ça faisait un bail...
Je laisse le soin à tous de lire ta note et d'en suivre le fil.
Tu as raison, d'une certaine manière c'est assez lié à ma théorie du ko...

> Alla matina appena alzata, in risaia mi tocca andar, e fra gli insetti e le zanzare, O bella ciao bella ciao bella ciao ciao ciao... salut Yoyo!

Ciao tutti, on va changer de ton, ça sent le plombé.

Ecrit par : Slanka | 13.12.2006

"Il existe un jour..." : Ah ça c'est normal, c'est le point de Feigenbaum ; et d'ailleurs le paramètre avoisine 357, ça prouve bien que c'est étudié pour !

Ecrit par : Sergio | 13.12.2006

Argh, si j'avais mieux connu le père Figuier et m'étais davantage accrochée à son arbre, j'aurais pu modéliser ma croissance, éviter tout comportement explosif, me passer d'un régime chaotique et ne pas prendre un diagramme...

En attendant, si x0 = 1._r/3Slank.a_r. jusque quand pensez-vous que la trajectoire obtenue en double précision restera significative?

Bon, ok, ma bosse des maths reste encore à mesurer, je file à ma séance chez les algorithmes anonymes...
http://slanka.hautetfort.com/archive/2006/09/05/algorithmes-anonymes.html

Mes hommages Sergio, et bienvenu sur mon ex-blog vierge, mon blog ex-blanc, mon blog taché, maculé, plein, saturé... mon bon vieux blog quoi :)

Ecrit par : Slanka | 13.12.2006

Jeu sais pas, moi, il faudrait au moins l'ordinateur du CERN ou quelque chose comme ça... Et puis, là-dedans, il y a des paramètres qui sont par nature plutot des variables... Mais bon, l'essentiel est que ça donne une belle fractale...

Les algorithmes anonymes ? Y a un pot ? Mais bon moi je suis dans les "volontaires", pour ça il faut etre membre actif et meme récidiviste. Là c'est plutot de l'heuristique, d'ailleurs, ça parait meme extremement logique...

Ecrit par : Sergio | 13.12.2006

Bonjour,

Je suis la maman de Stéphanie et je reviens vers vous car le livre de son histoire sort à la rentrée :

LE BAISER SUR LES YEUX
Ed. Benevent
19,50
[réseaux fnac et virgin + toutes les bonnes librairies]

Merci d'en faire l'écho.

Corinne

Ecrit par : Corinne | 28.07.2008

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